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 "Histoire du juif errant" - Jean D'Ormesson

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AuteurMessage
chrysta



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Date d'inscription : 15/01/2017

MessageSujet: "Histoire du juif errant" - Jean D'Ormesson   Mar 13 Fév - 7:01

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Résumé : A Venise, au pied de la Douane de mer, en face du palais des Doges et de San Giorgio Maggiore avec son haut campanile, deux jeunes gens qui s'aiment vont écouter, le soir, un personnage surprenant qui porte beaucoup de noms.
Ses récits les emportent, à travers l'espace et le temps, dans un tourbillon d'aventures où passent à toute allure, sous des éclairages imprévus, assez peu familiers aux enfants des écoles, Stendhal et Christophe Colomb, des Chinois et des Arabes, le procurateur de Judée et des guerriers vikings, le raid israélien sur Entebbe et l'invention du zéro, les amours de Pauline Borghèse et Les Mille et Une Nuits, toutes les passions du monde et aussi ses misères.
L'homme à l'imperméable, qui raconte, avant de disparaître comme il est apparu, ces souvenirs ou ces fables qui se confondent avec la vie, se prétend condamné à l'immortalité pour avoir refusé, sur le chemin du Calvaire, un verre d'eau à Jésus titubant sous sa croix.
Son histoire d'éternité fait revivre un mythe aussi universel que don Juan ou le docteur Faust : le juif errant.
Dans les récits de la Douane de mer, il ne ressemble à rien de connu : à mi-chemin de la Bible et de la bande dessinée, de Hegel et d'Arsène Lupin, il incarne l'histoire des hommes, nécessaire et inutile, depuis toujours maudite et pourtant irrésistible de gaieté et de bonheur.


« C’est toujours la même chose. Du sang, des sièges, la fin de tout. L’espérance chevillée au cœur, la peur vague d’on ne sait quoi, l’attente d’un dieu inconnu qui peut prendre toutes les formes, qu’on défie et vénère et qui est peut-être le néant, et, courant à travers le monde comme un fil invisible qui tiendrait tout ensemble, l’amour. »

L’inspiration de ce roman, soit le mythe du juif errant, autorise à se promener dans différentes époques, différents lieux, et en cela je trouve qu’il y a matière à un livre riche par tout ce qu’il peut nous faire vivre et traverser. L’histoire se prête aussi à des réflexions philosophiques sur la vie, la mort, l’amour, les trois étant intriqués.

Je n’enléverai pas à l’auteur sa culture, son érudition, sa belle formulation, mais dommage qu’il n’y ait pas plus d’âme, en tous les cas, personnellement, j’ai eu du mal à m’émouvoir, à entrer dans l’histoire, à m’identifier à quelque personnage, et de ce fait cela a donné une suite de situations un peu insipides. On croise maints noms connus, maintes parts d’histoire du monde, mais cela ne m’a pas émue, touchée, emmenée vraiment dans d’autres contrées, ni dans mon imaginaire.

Le roman est constitué de 3 parties. La première n’est pas aisée car ne livre pas encore le fil rouge, et on passe d’un personnage à un autre, d’un lieu à un autre, d’un moment de l’histoire à un autre, cela sans comprendre le lien, de manière décousue. Par la suite, quand nous comprenons que le lien est Ahasverus (Alias le juif errant qui porte plusieurs noms), la lecture se fluidifie. Il va nous emmener dans ses réflexions sur la vie, la mort, l’amour, ce en nous narrant plusieurs récits de front qui nous emmènent d’une époque à une autre, dans différents pays, avec différents peuples. Si le procédé est astucieux et pourrait être très riche, il est peu à peu devenu rébarbatif pour moi. Bien que tous les ingrédients soient là par rapport à mes goûts pour entrer dans une histoire magique, il ne s’est rien passé, et j’ai lu une bonne partie juste pour aller au bout. La faute à quoi ? Je dirai que ces allées et venues cassent constamment le rythme, et que, bien que le fil rouge à un moment soit connu, il ne suffit pas.
Ce roman me semble une suite de belles phrases et de beaux mots qui décrivent, parsemé de ruptures constantes du fait de chapitres très courts dont aucun ne parle de la même chose que le précédent. On fait des sauts constants d’un personnage à l’autre, d’une époque à l’autre, et il est impossible de s’attacher, de mettre les bouts d’histoire ensemble tant ils sont brefs.

Ce livre me semble un étalage d’érudition qui sert plus à montrer la jolie plume de l’auteur et ses références culturelles, historiques, etc, qu’à capter le lecteur. Pour moi, après avoir passé la première partie sans aucun fil rouge, j’ai eu espoir d’accrocher dans les parties suivantes, mais après un temps de lecture supplémentaire, quand j’ai pris conscience de l’absence de toute magie malgré tout, cela n’a presque été que contrainte de lecture.

Dommage tant ce livre était prometteur, mais l’amoncellement de connaissance sans profondeur et les ruptures constantes dans l’histoire épuisent jusqu’à la lassitude, à l’ennui, ce qui amène à « manger » les pages pour vite terminer sans plus aucun plaisir à une lecture devenue indigeste
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